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Chief Happiness officer : animateur, médiateur et plus encore ?

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Margaux Lajouanie

23 septembre 2019

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La profession, dans sa dénomination au moins, est récente. Et parce qu’elle est récente, elle n’a pas le même sens partout. Qui serait le CHO idéal ? Quelles sont ses missions ? Que peut-il apporter aux entreprises ?


Il y a 20 ans, on ne comptait aucun Chief Happiness Officer dans les entreprises. Le métier a été créé dans la Silicon Valley « pour ramener l’humain dans le monde de la tech », selon Arnaud Collery, président de l’agence Kikai Mining.

Aujourd’hui, des milliers d’entreprises dans le monde comptent un CHO dans leurs équipes. « Pourquoi on en a besoin ? Parce que le stress est un peu partout. On ne sait pas si on aura le même job dans six mois, dans un an ? On ne sait pas si la boite sera toujours là ? Donc il faut quelqu’un qui crée du bien-être maintenant pour les gens qui sont encore dans la boîte », explique encore Arnaud Collery.

Attention aux clichés

Alors, comment devient-on responsable du bonheur au travail ? Que lui demande-t-on ? Et quels outils sont à sa disposition ? Inhabituels au bureau, les séances baby-foot et ping-pong, corbeilles de bonbons et apéros entre collègues ont d’abord retenu l’attention des médias. Gadgets ? C’est ce qu’ont pensé certains observateurs. À l’image de L’ADN, média sur l’innovation, qui titrait dans un article de février 2018 « Acheter le bonheur à coup de fraises Tagada ».ADN bonheur fraises tagada

 

Gare aux conclusions hâtives toutefois. Le métier étant récent, les fiches de postes diffèrent parfois grandement d’une entreprise à l’autre, comme le souligne la Fabrique Spinoza dans un guide pratique dédié publié en décembre 2018. « Cette approche réductrice, encouragée par l’anglicisme, témoigne de la confusion qui règne autour de ce métier, analyse le Think Thank. En effet, si la convivialité peut faire partie du travail du CHO, il ne s’agit là que de l’une des missions et des positionnements possibles ».

« Mon rôle est de créer les conditions pour que les employés puissent être heureux au travail. J’utilise l’expression « liberté + responsabilité = bonheur + performance ». Les retombées sont extraordinaires et on atteint un taux de satisfaction de 88 % du personnel », témoigne ainsi Laurence Vanhée, ancienne CHO du service publique fédéral de la Sécurité Sociale belge.

“Mon rôle est de créer les conditions pour que les employés puissent être heureux au travail. J’utilise l’expression « liberté + responsabilité = bonheur + performance ».”

Laurence Vanhée, ancienne CHO

Une mission sociétale

 

Dans le détail des fiches de postes publiées par les employeurs à la recherche de CHO, les missions confiées au CHO sont très variées. Certains insistent sur la convivialité, d’autres sur la mise en œuvre d’une organisation qui responsabilise les collaborateurs et favorise l’intelligence collective. Il n’existe pas de profil type.

 

Mais « il semblerait qu’il y ait une continuité entre les aspirations personnelles et professionnelles des candidats, soulève encore la Fabrique Spinoza. C’est précisément l’aspiration personnelle d’un individu en quête de sens que traduit cet élan vers la fonction de CHO. Les postes de CHO sont fréquemment créés à l’initiative de collaborateurs qui proposent la mise en place de la fonction au sein de leur organisation. (...) La fonction de CHO est un véritable révélateur sociétal : il canalise les aspirations fondamentales à transformer positivement les organisations et le travail au sens plus large ».

Fabrique Spinoza - Think-tank du bonheur citoyen

 

Cet engouement, les missions du CHO doivent donc le refléter. Comme le bonheur
« n’est pas l’apanage d’un service », son rôle est transverse et doit donc être relié au management, à la communication et aux RH. Il a aussi une fonction de conseil pour accompagner les transformations, une capacité à écouter et « à analyser les besoins réels des collaborateurs ». Mais attention le CHO ne gère ni les contrats de travail ni les négociations avec les partenaires sociaux, avertit La Fabrique Spinoza. Et il y a « un pré-requis indispensable : une démarche sincère soutenue par la DG ».

Malgré ses erreurs de jeunesse, n’enterrons donc pas un métier plein de promesses. Puis, dans le temps, grâce à ce « révélateur sociétal », « un jour pas si lointain, à l’image des mutations digitales, chacun se saisira du sujet du bonheur au travail... », assure l’équipe de la Fabrique Spinoza.  

 

 

 

Et PayFit ?

Chloé, notre CHO, est la deuxième personne à avoir rejoint l’équipe RH PayFit. Aujourd’hui, en raison de la richesse des missions et de l’importance de ces dernières, l’équipe Happiness est une équipe à part entière à dimension internationale, en pleine croissance.

Pour soutenir l’évolution de cette équipe et ses missions, nous avons d’abord voulu comprendre “Pourquoi ?”. Pourquoi estime-t-on que ce rôle est indispensable pour contribuer à l’épanouissement professionnel des employés, et pas juste un effet de mode ? Pourquoi allons-nous lui donner la responsabilité (en partie) du bonheur des employés ? Pourquoi estimons-nous qu’un baby-foot ne suffit pas et que la réflexion à avoir sur le bonheur au travail est bien plus profonde et complexe ?

Ces questions sont au coeur de nos réflexions au quotidien.